amour-toujours...
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amour-toujours...
Il est certain qu'une citation ou un poème d'auteur permet de briller en société. Je crois aussi qu'il faut une bonne mémoire pour les évoquer surtout au bon moment.
Je voudrais commencer, puisque ce site est consacré à l'amour et au romantisme par un poème de René Barjavel repris dans une chanson par Herbert Léonard :
« Tes yeux sont le ciel,
Tes cheveux sont le vent,
Ta bouche est l’ombre sur la source,
Ta tête contre moi est un oiseau qui s’endort,
Tes seins sont des abeilles qui se plantent dans mon cœur,
Tes mains sont une chanson qu’un berger chante le matin,
Ton ventre est une écharpe de soie,
La fleur douce de l’amour est le piège et le poison,
Tes seins sont des abeilles qui se plantent dans mon cœur... »
Puis cette citation que j'adore que l'on attribue à Sénèque :
« Ce n’ est pas parce que la situation est difficile que nous n’osons pas, c’ est parce que nous n’osons pas que la situation devient difficile.»
_________________
La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la poésie. (Platon)

Mizar- Naïade
- Nombre de messages: 152
Localisation: à côté de vous !
Date d'inscription: 16/09/2004
Re: amour-toujours...
Il est magnifique le poème de René Barjavel, c'est le genre de poème que l'on aimerait avoir créer soit même !
Et la citation de Sénèque est tellement vrai !
Et la citation de Sénèque est tellement vrai !
_________________
Les yeux des femmes sont les plus belles armes du monde !

romanticor- Zeus
- Nombre de messages: 619
Localisation: Mont Olympe
Date d'inscription: 07/08/2004
Re: amour-toujours...
L'essentiel n'est pas de rivaliser, avec des grands auteurs ! On ne peut se substituer à leur talent, mais on peut s'en inspirer.
Cette : Chanson pour une princesse et son histoire se trouvent à cette adresse :
http://barjaweb.free.fr/SITE/Chansons/chansons.html
Pour les princesses que cela intéresse, éventuellement ...
Cette : Chanson pour une princesse et son histoire se trouvent à cette adresse :
http://barjaweb.free.fr/SITE/Chansons/chansons.html
Pour les princesses que cela intéresse, éventuellement ...

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Mizar- Naïade
- Nombre de messages: 152
Localisation: à côté de vous !
Date d'inscription: 16/09/2004
Amour-toujours
Permettez que je vous laisse ces vers de celui que le jeune Rimbaud appelait dans sa lettre à Georges Izambard le premier voyant, roi des poètes, un vrai dieu : Charles Baudelaire. Je donne chaque soir dans le creux de l'oreille de mon jeune fils ce magnifique poème pour qu'il s'endorme dans une chaude lumière (celle de l'amour) mais je peux aussi le murmurer dans l'oreille de ma femme.
L'Invitation au Voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
L'Invitation au Voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

euphorion- farfadet
- Nombre de messages: 44
Localisation: si loin, si proche
Date d'inscription: 17/12/2004
Re: amour-toujours...
Bienvenue sur ce forum euphorion !
Très beau poème de Charles Baudelaire, ta femme à beaucoup de chance.
Très beau poème de Charles Baudelaire, ta femme à beaucoup de chance.
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Les yeux des femmes sont les plus belles armes du monde !

romanticor- Zeus
- Nombre de messages: 619
Localisation: Mont Olympe
Date d'inscription: 07/08/2004
Re: amour-toujours...
Merci Romanticor
J'avais envie aussi de vous donner un long texte poétique qui m'est venu à l'esprit en lisant le sujet "les couleurs et vous" dans "Débat" que je vous recopie. Il est l'oeuvre d'un génie du XXème siècle :
"Entre ceux de mes amies la coloration mettait une séparation plus profonde encore, non pas tant par la beauté variée des tons qu'elle leur fournissait, si opposés que je prenais devant Rosemonde- inondée d'un rose soufré sur lequel réagissait encore la lumière verdâtre des yeux- et devant Andrée- dont les joues blanches recevaient tant d'austère distinction de ses cheveux noirs- le même genre de plaisir que si j'avais regardé tour à tour un géranium au bord de la mer ensoleillée et un camélia dans la nuit; mais surtout parce que les différences infiniment petites des lignes se trouvaient démesurément grandies, les rapports des surfaces entièrement changés par cet élément nouveau de la couleur, lequel, tout aussi bien que le dispensateur des teintes, est un grand générateur ou tout au moins modificateur des dimensions. De sorte que des visages, peut-être construits de façon peu dissemblable, selon qu'ils étaient éclairés, par les feux d'une rousse chevelure, d'un teint rose, par la lumière blanche, d'une mâte paleur, s'étirait ou s'élargissaient, devenaient une autre chose, comme ces accessoires des ballets russes, consistant parfois, s'ils sont vus en plein jour, en une simple rondelle de papier, et que le génie d'un Bakst, selon l'éclairage incarnadin ou lunaire où il plonge le décor, fait s'y incruster durement comme une turquoise à la façade d'un palais, ou s'y épanouir avec mollesse, rose de Bengale au milieu d'un jardin. Ainsi en prenant connaissance des visages, nous les mesurons bien, mais en peintres, non en arpenteurs.
Il en était d'Albertine comme de ses amies. Certains jours, minces, le teint gris, l'air maussade, une transparence violette descendant obliquement au fond de ses yeux comme il arrive quelquefois pour la mer, elle semblait éprouver une tristesse d'exilée. D'autres jours, sa figure plus lisse engluait les désirs à sa surface vernie et les empêchait d'aller au-delà; à moins que je ne la visse tout à coup de côté, car ses joues mates comme une blanche cire à la surface étaient roses par transparence, ce qui donnait tellement envie de les embrasser, d'atteindre ce teint différent qui se dérobait. D'autres fois, le bonheur baignait ces joues d'une clarté si mobile que la peau, devenue fluide et vague, laissait passer commre des regards sous-jacents qui la faisaient paraître d'une autre couleur, mais non d'une autre matière, que les yeux......" Vous aurez peut-être reconnu le style inimitable de Marcel Proust immense créateur dont la poésie coulait abondamment de sa plume, non ? C'est un passage du deuxième volume de "A la Recherche du temps perdu" intitulé : "A l'ombre des jeunes filles en fleurs". Bon j'espère que vous ne trouverez pas le texte trop long, pardonnez mais j'aime saluer la beauté
J'avais envie aussi de vous donner un long texte poétique qui m'est venu à l'esprit en lisant le sujet "les couleurs et vous" dans "Débat" que je vous recopie. Il est l'oeuvre d'un génie du XXème siècle :
"Entre ceux de mes amies la coloration mettait une séparation plus profonde encore, non pas tant par la beauté variée des tons qu'elle leur fournissait, si opposés que je prenais devant Rosemonde- inondée d'un rose soufré sur lequel réagissait encore la lumière verdâtre des yeux- et devant Andrée- dont les joues blanches recevaient tant d'austère distinction de ses cheveux noirs- le même genre de plaisir que si j'avais regardé tour à tour un géranium au bord de la mer ensoleillée et un camélia dans la nuit; mais surtout parce que les différences infiniment petites des lignes se trouvaient démesurément grandies, les rapports des surfaces entièrement changés par cet élément nouveau de la couleur, lequel, tout aussi bien que le dispensateur des teintes, est un grand générateur ou tout au moins modificateur des dimensions. De sorte que des visages, peut-être construits de façon peu dissemblable, selon qu'ils étaient éclairés, par les feux d'une rousse chevelure, d'un teint rose, par la lumière blanche, d'une mâte paleur, s'étirait ou s'élargissaient, devenaient une autre chose, comme ces accessoires des ballets russes, consistant parfois, s'ils sont vus en plein jour, en une simple rondelle de papier, et que le génie d'un Bakst, selon l'éclairage incarnadin ou lunaire où il plonge le décor, fait s'y incruster durement comme une turquoise à la façade d'un palais, ou s'y épanouir avec mollesse, rose de Bengale au milieu d'un jardin. Ainsi en prenant connaissance des visages, nous les mesurons bien, mais en peintres, non en arpenteurs.
Il en était d'Albertine comme de ses amies. Certains jours, minces, le teint gris, l'air maussade, une transparence violette descendant obliquement au fond de ses yeux comme il arrive quelquefois pour la mer, elle semblait éprouver une tristesse d'exilée. D'autres jours, sa figure plus lisse engluait les désirs à sa surface vernie et les empêchait d'aller au-delà; à moins que je ne la visse tout à coup de côté, car ses joues mates comme une blanche cire à la surface étaient roses par transparence, ce qui donnait tellement envie de les embrasser, d'atteindre ce teint différent qui se dérobait. D'autres fois, le bonheur baignait ces joues d'une clarté si mobile que la peau, devenue fluide et vague, laissait passer commre des regards sous-jacents qui la faisaient paraître d'une autre couleur, mais non d'une autre matière, que les yeux......" Vous aurez peut-être reconnu le style inimitable de Marcel Proust immense créateur dont la poésie coulait abondamment de sa plume, non ? C'est un passage du deuxième volume de "A la Recherche du temps perdu" intitulé : "A l'ombre des jeunes filles en fleurs". Bon j'espère que vous ne trouverez pas le texte trop long, pardonnez mais j'aime saluer la beauté

euphorion- farfadet
- Nombre de messages: 44
Localisation: si loin, si proche
Date d'inscription: 17/12/2004
Re: amour-toujours...
Ne t'inquiète pas, je ne trouve pas le texte trop long, il est tellement beau qui se lit facilement !
Il a quasiment réussi à inclure toutes les couleurs dans son poème !
Merci de nous faire partager ce poème de Marcel Proust !
Il a quasiment réussi à inclure toutes les couleurs dans son poème !
Merci de nous faire partager ce poème de Marcel Proust !
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romanticor- Zeus
- Nombre de messages: 619
Localisation: Mont Olympe
Date d'inscription: 07/08/2004
Re: amour-toujours...
Il est vrai que j'aime partager avec autrui ce que je trouve d'essentiel dans la vie. L'amour est multiple et revêt tant de formes qu'il est doux de le partager avec d'autres : l'art comme vous pouvez le constater est vraiment chez moi essentiel car il est l'expression la plus noble de l'individu(j'ai préféré mettre individu à homme car il me semble autrement que la langue française exclut les femmes mais bon
) . Qui n'a jamais été ému par un poème, par une musique, par une peinture, une sculpture ou simplement une voix ?
Enfin tout cela pour vous donner une citation que je fais mienne mais qui est de Goethe : " Le sentiment est tout, le mot n'est que fumée voilant de brouillard l'ardeur du ciel"
Enfin tout cela pour vous donner une citation que je fais mienne mais qui est de Goethe : " Le sentiment est tout, le mot n'est que fumée voilant de brouillard l'ardeur du ciel"

euphorion- farfadet
- Nombre de messages: 44
Localisation: si loin, si proche
Date d'inscription: 17/12/2004
Re: amour-toujours...
Bienvenu à toi Euphorion! Qu'il est agréable de lire de si jolies choses! Rassures-toi un texte quand il est bien écrit n'est jamais long à lire! 

_________________
L'amour est un océan où la baignade est loin d'être interdite! ;-)

licorne- Naïade
- Nombre de messages: 385
Age: 26
Localisation: Dans une forêt où la magie règne!
Loisirs: moto, lecture, poèsie, écriture et pleins d'autres choses encore!
Date d'inscription: 02/09/2004
Amour-toujours
Bonjour Licorne 
C'est vrai qu'il est agréable de lire de belles choses, aussi je poursuis dans le romantisme avec cette poésie de Goethe :
A la lune
Pâle soeur du premier rayon,
Image en deuil de la tendresse,
Le nuage, en passant, caresse,
D'une frisson d'argent ton beau front.
Hors du gouffre au jour interdit
Tes pas silencieux n'éveillent
Que l'âme des morts qui sommeillent,
Et moi et les oiseaux de nuit.
Ton regard au loin se déploie
Découvrant un immense espace,
Là-haut, près de toi, fais moi place,
Offre à mes songes cette joie !
Ainsi, la distance effaçant,
Donne au chevalier le plaisir
De voir, par les vitraux, dormir
Celle que son coeur aime tant.
Ô ravissement, ô bonheur !
Adieu, distance qui me tue !
De tout le pouvoir de ma vue
Je rassemble en moi tes lueurs.
De plus en plus clairs, tes rayons
Qui son corps dévoilé révèlent,
Me font descendre ainsi, près d'elle,
Que toi, jadis, d'Endymion.

C'est vrai qu'il est agréable de lire de belles choses, aussi je poursuis dans le romantisme avec cette poésie de Goethe :
A la lune
Pâle soeur du premier rayon,
Image en deuil de la tendresse,
Le nuage, en passant, caresse,
D'une frisson d'argent ton beau front.
Hors du gouffre au jour interdit
Tes pas silencieux n'éveillent
Que l'âme des morts qui sommeillent,
Et moi et les oiseaux de nuit.
Ton regard au loin se déploie
Découvrant un immense espace,
Là-haut, près de toi, fais moi place,
Offre à mes songes cette joie !
Ainsi, la distance effaçant,
Donne au chevalier le plaisir
De voir, par les vitraux, dormir
Celle que son coeur aime tant.
Ô ravissement, ô bonheur !
Adieu, distance qui me tue !
De tout le pouvoir de ma vue
Je rassemble en moi tes lueurs.
De plus en plus clairs, tes rayons
Qui son corps dévoilé révèlent,
Me font descendre ainsi, près d'elle,
Que toi, jadis, d'Endymion.

euphorion- farfadet
- Nombre de messages: 44
Localisation: si loin, si proche
Date d'inscription: 17/12/2004
Re: amour-toujours...
Très beau poème romantique de Goethe et belle image, ça prouve que les Licornes sont appréciés par les plus grand et tous le monde !
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romanticor- Zeus
- Nombre de messages: 619
Localisation: Mont Olympe
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